Sourates III, La famille de 'Imrân, 186-200 à IV, Les femmes, 1-12
Coran
Espagne, (Grenade ?), 1304.
Parchemin, 132 f., 17,5 × 16,7 cm
BnF, département des Manuscrits, arabe 385, f. 17v-18
© Bibliothèque nationale de France
L'écriture de ce manuscrit présente un petit module et un caractère anguleux. Les kâf, sâd et tâ', allongés, sont composés de deux lignes parallèles que traverse une oblique. Les points diacritiques figurent sur les qâf, fâ' et nûn à la finale, alors qu'on les omet dans d'autres styles utilisés au Maghreb. Ces critères sont admis pour désigner un style de l'écriture maghrébine que l'on appelle andalusî en référence à al-Andalus, qui désigne la péninsule ibérique sous domination musulmane. Mais au tout début du XIVe siècle, la région Ouest du Maghreb et al-Andalus ne peuvent être culturellement dissociés. Comme il a été utilisé aussi au Maghreb, on considère maintenant que le style andalusî est caractéristique de l'Occident musulman mais non de la seule péninsule ibérique. Une écriture de plus grand module est employée pour les corans en plusieurs volumes.

Le Coran est la source essentielle du droit islamique qui régit les obligations envers Dieu, par exemple la manière de prier, comme les rapports entre les êtres humains. La sourate IV, Les Femmes date de la période médinoise, qui s'étend de l'hégire (622) à la mort de Muhammad (632). Elle précise les limites de la polygamie autorisée et énonce des principes régissant les rapports entre hommes et femmes. Elle définit aussi les règles du partage des héritages et aborde le thème du combat guerrier.
 
 

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