Sourates IX, L'immunité, 104-129 à X, Jonas, 1-5
Coran
Espagne, (Grenade ?), 1304.
Parchemin, 132 f., 17,5 × 16,7 cm
BnF, département des Manuscrits, arabe 385, f. 43v-44
© Bibliothèque nationale de France
Dans les corans les plus anciens, dépourvus de toute enluminure et de tout texte ajouté à celui de la révélation, les versets étaient séparés par des groupes de petits traits. Plus tard, comme tout ce qui n'appartient pas au texte coranique, les signes indiquant la fin des versets ont été réalisés avec de l'or ou de la couleur. Les séparateurs de versets et de groupes de cinq ou dix versets sont l'un des éléments essentiels de la décoration des corans. Dans ceux réalisés en Orient, les séparateurs de versets sont souvent placés entre les lignes et les groupes sont signalés en marge et non au fil du texte.
Les groupes de dix versets sont signalés par des motifs circulaires, comprenant sur un fond doré parfois le mot 'ashr qui signifie dix, parfois une décoration variée à l'encre noire. Sur cette page, l'un de ces signes rompt l'alignement de la marge droite, dépourvue de vignette. Des motifs dorés allongés, sur lesquels une spirale se développe et se termine en demi-palmette sont disposés à la fin des groupes de cinq versets. Ce motif a la forme de la lettre arabe hâ' final dont la valeur est cinq dans le système alphanumérique dit abjad. Des groupes de trois petits ronds placés en pyramide indiquent en principe la fin des versets, mais ils sont ici beaucoup plus nombreux. Les lettres arabes sont dotées d'une valeur numérique qui, pour six d'entre elles, diffère en Orient et en Occident. Mais partout, la lettre hâ' a la valeur cinq.

La sourate X qui commence ici est intitulée Yûnus (Jonas). Plusieurs sourates (Abraham, Houd, Joseph, Marie, Muhammad, Noé) portent les noms des Prophètes et Messagers ou de personnages bibliques dont elles évoquent l'histoire.
 
 

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