Sourates XII, Joseph, 103-111 à XIII, Le Tonnerre, 1-24
Coran
Espagne, (Grenade ?), 1304.
Parchemin, 132 f., 17,5 × 16,7 cm
BnF, département des Manuscrits, arabe 385, f. 52v-53
© Bibliothèque nationale de France
L'indication des passages du coran dont la lecture requiert une prosternation est commune dès le XIe siècle, mais elle ne figure pas dans les corans les plus anciens. Le mot sajda signifie "prosternation". C'est un geste accompli par les musulmans lors de chacune des cinq prières quotidiennes, mais aussi à certains passages de la récitation du coran exprimant la grandeur de Dieu ou contenant un des dérivés du verbe sajada. Il est recommandé de prononcer la formule Allah akbar (Dieu est le plus grand) avant et après la prosternation.
Le verset 15 de la sourate XIII, Le Tonnerre, est l'un de ceux qui requièrent une prosternation : « Ceux qui sont dans les cieux et ceux qui sont sur la terre se prosternent devant Dieu – ainsi que leurs ombres – de gré ou de force, le matin et le soir. »

Deux motifs circulaires ornent la marge gauche du folio 53. Le premier contient le mot sajda. Son centre se trouve sur la ligne contenant le verset 15, qui évoque la prosternation de ses créatures devant Dieu.
Comme les indications de hizb, dont l'une se trouve aussi sur cette page, les indications de sajda sont composées de cercles concentriques, dont la disposition, la bordure, le décor sont à chaque fois différents.
 
 

> partager
 
 

> l'ouvrage sur Gallica
> l'image sur Gallica : page1, page2
 
 
 

 
> copier l'aperçu