Sourates XVI, Les Abeilles, 124-128 à XVII, Le Voyage nocturne, 1-38
Coran
Espagne, (Grenade ?), 1304.
Parchemin, 132 f., 17,5 × 16,7 cm
BnF, département des Manuscrits, arabe 385, f. 59v-60
© Bibliothèque nationale de France
XVII, Le voyage nocturne : « Gloire à celui qui a fait voyager de nuit son serviteur de la Mosquée sacrée à la Mosquée très éloignée dont nous avons béni l'enceinte, et ceci pour lui montrer certains de nos Signes. – Dieu est celui qui entend et qui voit parfaitement. »
Le voyage nocturne mentionné dans le premier verset de la sourate XVII a été interprété de diverses manières. Tous les commentateurs s'accordent à reconnaître le Prophète Muhammad dans l'expression "son serviteur". Celui-ci aurait accompli une ascension vers les sphères célestes, ou bien un déplacement à Jérusalem (al-Masjid al-aqsa : la mosquée la plus éloignée), suivi ou non d'une ascension vers les cieux. Il aurait encore pu recevoir une vision de Jérusalem, et non y avoir été transporté physiquement. Ce voyage fut à l'origine d'une abondante littérature de commentaires et de récits, dont certains ont été illustrés à l'Est du monde musulman.

Dans les manuscrits médiévaux, on constate que le décompte des versets n'est pas toujours celui de l'édition égyptienne de 1923 qui fait autorité. Ici, par exemple, il est annoncé à la suite de son titre que la sourate XVII, al-Isra' (Le Voyage nocturne), contient 110 versets alors qu'elle en compte 111 dans l'édition égyptienne. Le découpage en versets varie avec les différentes "lectures" du Coran admises.
Dans les marges de gauche, le copiste a composé une sorte de décor filigrané en faisant passer les lettres se terminant par une boucle à l'extérieur de la surface écrite, délimitée par deux lignes verticales tracées à la pointe sèche.
 
 

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