Sourates XVIII, La Caverne, 101-110 à XIX, Marie, 1-50
Coran
Espagne, (Grenade ?), 1304.
Parchemin, 132 f., 17,5 × 16,7 cm
BnF, département des Manuscrits, arabe 385, f. 64v-65
© Bibliothèque nationale de France
Depuis une époque ancienne, les corans sont toujours vocalisés, de manière à éviter toute ambiguïté ou lecture erronée. Les signes de vocalisation sont très finement tracés à l'encre rouge. Les corans anciens n'étaient pas vocalisés. C'est d'abord le corpus consonantique qui a été établi et les voyelles ont été ajoutées sous la forme de points de couleur jusqu'au Xe siècle, dans un but qui n'était pas seulement décoratif : il s'agissait de ne pas les confondre avec le texte consonantique dont la seule transmission était considérée comme certaine. Ces points de couleur ont ensuite été remplacés par les signes de vocalisation utilisés dans les livres autres que les corans : de petits traits suscrits ou souscrits pour le a et le i, une boucle pour le u. Au Maghreb, on a aussi utilisé ces signes, mais on a conservé l'habitude, dans les corans uniquement, de les tracer en rouge.
L'alphabet arabe comprend 28 lettres, consonnes et voyelles longues. Certaines consonnes au tracé semblable se distinguent les unes des autres par des points diacritiques. Par exemple le ba est pourvu d'un point souscrit et le ta de deux points suscrits. Qui connaît les mots et la grammaire qui induit leurs flexions est capable de lire un texte arabe dépourvu des voyelles, qui ne sont transcrites que dans certains cas : ouvrages pour enfants, dictionnaires, ouvrages de grammaire, poésie au vocabulaire difficile…

La sourate XVIII, La Caverne, contient l'histoire de jeunes gens qui se réveillèrent 309 années après s'être réfugiés dans une caverne. Le récit est proche, mais diffère en quelques points, de celui des Sept dormants d'Ephèse.
Marie (sourate XIX) est la mère de Jésus, qui n'est pas dans l'islam le fils de Dieu, le verset 92 précisant qu'« Il ne convient pas au Miséricordieux de se donner un fils ».
 
 

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