Sourates XIX, Marie, 50-98 à XX, Ta. Ha., 1-22
Coran
Espagne, (Grenade ?), 1304.
Parchemin, 132 f., 17,5 × 16,7 cm
BnF, département des Manuscrits, arabe 385, f. 65v-66
© Bibliothèque nationale de France
Vingt-neuf sourates débutent par des lettres de l'alphabet arabe qui ne constituent aucun mot de cette langue et sont dites "mystérieuses". Leur sens et la raison de leur présence sont inconnus. De nombreux commentateurs, musulmans ou non, ont tenté de les interpréter, mais aucun n'a su emporter la conviction. La vingtième sourate commence par les deux lettres tâ' et hâ'. Comme Ya-sin, autre couple de lettres mystérieuses, Ta-ha est devenu un prénom masculin.
Le début du 32e hizb coïncide ici avec le début de la 20e sourate, Taha. Plutôt que superposer les décors, l'enlumineur a choisi de les confondre, en plaçant de manière harmonieuse le médaillon de couleur bleue indiquant le début du hizb à l'intérieur de la vignette qui accompagne le titre de la sourate. Les deux lettres "mystérieuses" tâ' et hâ' au début de la sourate sont attachées, bien qu'on les lise séparément. Elles ne sont pas considérées ici comme un verset séparé : elles ne sont pas suivies d'un séparateur et ne sont pas comptées dans le décompte de 134 versets. Dans l'édition qui fait autorité, elles constituent un verset de la sourate qui en comprend alors 135.
 
 

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