Sourates XXII, Le Pèlerinage, 42-78 à XXIII, Les croyants, 1-11
Coran
Espagne, (Grenade ?), 1304.
Parchemin, 132 f., 17,5 × 16,7 cm
BnF, département des Manuscrits, arabe 385, f. 71v-72
© Bibliothèque nationale de France
La tradition reconnaît sept "lectures" différentes du coran, qui affectent légèrement le tracé consonantique, ainsi que la vocalisation, la longueur des syllabes, les assimilations de consonnes et les pauses ou fins de versets. Elles n'affectent que très peu le sens du texte. Ces sept "lectures", que des voies différentes de transmission portent à quatorze, ne seront pas toutes aussi largement diffusées. Celle de Nâfi' transmise par Warsh (mort en 813) se répandra au Maghreb. Celle de 'Asim transmise par Hafs (mort en 806) sera retenue en Orient. C'est celle que l'on trouve dans l'édition de 1923 autorisée par les savants de l'université égyptienne d'al-Azhar et à laquelle se conforment toutes les impressions modernes.

L'or, le rouge et le bleu dominent dans les corans maghrébins d'époque médiévale, même si d'autres couleurs comme le vert et le jaune sont présentes. Dans ce coran, des analyses ont révélé que les pigments utilisés pour le décor comme pour le tracé des signes de vocalisation sont le rouge de cochenille, l'azurite (un carbonate basique de cuivre) pour le bleu, le vert de cuivre, l'orpiment pour le jaune (un minéral composé de trisulfure d'arsenic), et le blanc de plomb. Les mêmes pigments ont été utilisés par les enlumineurs d'autres manuscrits au Maghreb, alors qu'en Orient, on a plus souvent préféré le lapis-lazuli pour le bleu et le vermillon pour le rouge.
Le début du 35e hizb et celui de la sourate XXIII correspondent ici encore. C'est un médaillon de couleur rouge qui contient le mot hizb.
 
 

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