Sourates XXXII, La Prosternation, 6-30 à XXXIII, Les Factions, 1-16
Coran
Espagne, (Grenade ?), 1304.
Parchemin, 132 f., 17,5 × 16,7 cm
BnF, département des Manuscrits, arabe 385, f. 88v-89
© Bibliothèque nationale de France
La basmala est traduite par "Au nom de Dieu, celui qui fait miséricorde, le Miséricordieux". Une autre traduction souvent proposée est "Au nom de Dieu, Clément et Miséricordieux". D'autres sont encore possibles, selon que l'on considère que al-Rahmân et al-Rahîm sont deux des quatre-vingt-dix-neuf noms par lesquels Dieu peut être désigné, ou bien des adjectifs qui le qualifient. La basmala est présente au début de chaque sourate, sauf la 9e. Dans la Fatiha seule, elle est comptabilisée au nombre les versets.
Prononcée par les musulmans au début de toute action de la vie quotidienne, repas, déplacement… la basmala introduit tout texte écrit. Elle est aussi l'un des motifs qui a le plus inspiré les calligraphes.
Pour inscrire cette invocation et elle seule sur une ligne, en respectant le principe selon lequel toutes les lignes doivent être de longueur égale, le copiste a prolongé la liaison horizontale entre le hâ' et le mîm de al-Rahmân. C'est un trait particulier à la région du Maghreb : en Orient, copistes et calligraphes prolongent la liaison entre sîn et mîm de Bi-ism.
 
 

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