Sourates XLIII, L'Ornement, 86-89 à XLV, Celle qui est agenouillée, 1-22
Coran
Espagne, (Grenade ?), 1304.
Parchemin, 132 f., 17,5 × 16,7 cm
BnF, département des Manuscrits, arabe 385, f. 105v-106
© Bibliothèque nationale de France
Ces sourates font partie d'un groupe (XL-XLVI) appelé les Hawâmîmat parce qu'elles commencent toutes par les lettres Hâ' et mîm. Leurs premiers versets évoquent le Coran et sa révélation : XLIV, La Fumée, 1-4 : « Ha. Mim. Par le Livre clair ! Nous l'avons fait descendre durant une nuit bénie. Nous sommes, en vérité, celui qui avertit ». XLV, Celle qui est agenouillée, 1-3 : « Ha. Mim. La Révélation du Livre vient de Dieu, le Tout-Puissant, le Sage. »
Chaque titre de sourate est prolongé dans la marge d'une composition végétale or et rouge foncé de forme circulaire, bordée de bleu. Les éléments végétaux contribuent ici, par leurs courbes et leurs riches développements, à l'animation d'un décor structuré par des lignes droites. Si des motifs architecturaux ont pu figurer dans les premiers corans, le répertoire décoratif s'est rapidement limité à des compositions géométriques, enrichies d'éléments végétaux très stylisés. Les corans anciens en écritures coufiques présentent eux aussi des titres dorés prolongés par des vignettes à décor végétal, dont celles des corans maghrébins resteront longtemps très proches, alors que dans les enluminures d'Orient, les motifs végétaux s'enrichiront de fleurettes à pétales aux couleurs variées.
 
 

> partager
 
 

> l'ouvrage sur Gallica
> l'image sur Gallica : page1, page2
 
 
 

 
> copier l'aperçu