Sourates XLIX, Les Appartements privés à L, Qâf, 1-36
Coran
Espagne, (Grenade ?), 1304.
Parchemin, 132 f., 17,5 × 16,7 cm
BnF, département des Manuscrits, arabe 385, f. 109v-110
© Bibliothèque nationale de France
En plus des voyelles brèves, des signes, dits orthoépiques, destinés à faciliter la lecture, sont transcrits dans les corans. Au Maghreb, comme les voyelles, ils ont inscrits en couleurs. Ici, le bleu a été utilisé pour le sukûn, un petit rond qui indique l'absence de voyelle associée à une consonne et la shadda, qui indique le doublement d'une consonne. Un point jaune marque l'attaque vocalique (hamzat al-qat') associée ou non à une voyelle longue.
La lecture ou la récitation du coran complet ou en partie à haute voix s'effectue selon des règles, qui constituent l'une des sciences coraniques, le tajwîd. Ces règles définissent la bonne prononciation, notamment la durée des voyelles longues ou brèves, des assimilations entre certaines lettres, des modifications comme par exemple la nasalisation de voyelles dans certains contextes, qui diffèrent du parler courant, l'obligation ou l'interdiction de pauses entre certains segments du texte.
Il est fait appel à des lecteurs qualifiés du Coran lors de cérémonies diverses privées ou publiques, et des concours de lecture ont lieu dans les pays d'Islam. De nos jours l'écoute du texte enregistré est une pratique courante.

La sourate XLIX est l'une de celles qui sont les plus connues, mémorisées et récitées. Elle évoque l'attitude des croyants envers les Prophète, et des règles de comportement entre eux. Sourate XLIX, 10 : « Les croyants sont frères. Établissez donc la paix entre vos frères. Craignez Dieu ! Peut-être vous fera-t-on miséricorde. »
 
 

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