Sourates L, Qâf, 36-45 à LII, Le Mont, 1-31
Coran
Espagne, (Grenade ?), 1304.
Parchemin, 132 f., 17,5 × 16,7 cm
BnF, département des Manuscrits, arabe 385, f. 110v-111
© Bibliothèque nationale de France
Des sourates de la période mecquoise, la plus ancienne qui s'étend de 610 à l'Hérire, commencent par des formules de serment. Ainsi LI, Ceux qui se déplacent rapidement : « Par ceux qui se déplacent rapidement ! Par ceux qui transportent une charge ! par ceux qui courent avec agilité ! par ceux qui transmettent un ordre ! Ce qui vous est promis est vrai. Oui, le Jugement est inéluctable »
Ces sourates évoquent des éléments de la Création (ici les chevaux) et leur dissolution future au Jour du jugement. D'autres, comme LII, Le Mont, évoquent des lieux sacrés (le Mont Sinai, La Mecque), avec la même idée que la terre et les créatures sont appelées à disparaître.

Les deux vignettes qui prolongent les titres des sourates sur ces deux pages présentent chacune un développement différent du motif végétal de base. C'est un trait commun aux enlumineurs des manuscrits arabes de ne pas rechercher l'exacte similitude. Une symétrie s'établit dans la composition des doubles pages enluminées, mais elle ne va jamais jusqu'au détail. On ne recherche pas la similitude, mais plutôt l'étonnement et diversité. Chacune des vignettes marginales, chacune des marques de hizb ou de sajda, est différente des autres, bien que sa composition, sur le modèle végétal ou sur celui des cercles concentriques, suffise à identifier sa fonction.
 
 

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