Sourates LXII, Le Vendredi, 7-11 à LXV, La Répudiation, 1-3
Coran
Espagne, (Grenade ?), 1304.
Parchemin, 132 f., 17,5 × 16,7 cm
BnF, département des Manuscrits, arabe 385, f. 117v-118
© Bibliothèque nationale de France
LXIV, La duperie réciproque, 3 : « Il a créé les cieux et la terre en toute Vérité. Ils vous a modelés selon une forme harmonieuse ; le retour sera vers lui. » est l'un des versets sur lesquels s'appuient les commentateurs pour fonder l'interdiction de la représentation des êtres vivants en islam, qui n'est pas formulée expressément dans le Coran. Avec la forme, le Créateur a donné la vie, et ceux qui fabriquent des images des êtres vivants chercheraient à l'imiter. LXIV et les quatre autres sourates qui, comme elle, commencent par « Ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre célèbre les louanges de Dieu » sont appelées musabbihat, de la racine sabaha, qui évoque la louange.

À la date où fut copié ce coran, dans le monde arabe, au Maghreb comme en Orient, les livres d'usage courant étaient copiés sur un papier fabriqué localement. Mais au Maghreb, on continua jusqu'à la fin du XIVe siècle à copier des corans ou des livres précieux sur parchemin, un matériau plus solide, mais aussi plus coûteux et peut-être signe de la richesse du commanditaire. Les corans de luxe étaient parfois réalisés pour les bibliothèques des souverains ou de riches personnages, et souvent commandités par eux afin d'être offerts à une mosquée.
Le commanditaire de ce précieux manuscrit reste inconnu. Un possesseur lui aussi inconnu a laissé une marque au dernier feuillet dans une écriture maghrébine, mais elle n'est plus entièrement lisible.
 
 

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