Sourates LXXXIV, La Déchirure, 13-25 à LXXXIX, L'Aube, 1-26
Coran
Espagne, (Grenade ?), 1304.
Parchemin, 132 f., 17,5 × 16,7 cm
BnF, département des Manuscrits, arabe 385, f. 125v-126
© Bibliothèque nationale de France
Quatre des cinq titres de cette page occupent des lignes complètes. Les corans sont toujours le plus richement ornés dans leurs premières et dernières pages, du fait des nombreux titres qui donnent aux enlumineurs l'occasion d'exprimer toute leur inventivité. Parce qu'il risquait de transformer les corans en objets de convoitise incitant au mal, l'usage de l'or a été réprouvé par des théologiens. Il s'est néanmoins imposé, et selon une tradition, Ali ibn Abi Talib, gendre du Prophète et 4e calife, aurait, le premier, enluminé un coran.

L'annonce du Jugement dernier occupe une grande place dans les sourates les plus anciennes. LXXXVIII, Celle qui enveloppe : « Ce Jour-là, des visages humbles, peinant et harassés, seront présentés à un Feu ardent. Ils seront abreuvés à une source bouillante ; ils n'auront pour nourriture que des épines qui ne les engraisseront pas et qui n'apaiseront pas leur faim. Ce jour-là, des visages prospères satisfaits de leur zèle, seront dans un Jardin situé très haut où ils n'entendront aucune parole futile. Il y aura là une source vive et là aussi des lits de repos surélevés, des coupes posées, des coussins alignés, des tapis étalés. »
 
 

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