Majesté de l’écriture « coufique »
Feuillet d’un coran. Sourate XLVIII, 23-24
IXe-Xe siècle.
Parchemin, 23,2 × 31 cm
BnF, département des Manuscrits, arabe 350, f. 231 v°
© Bibliothèque nationale de France
Seuls quelques mots des versets 22 et 23 de la sourate al-Fath (La Victoire) figurent sur ce feuillet. Le copiste a utilisé toutes les ressources que lui offre l’élégante écriture coufique, équilibrant les hampes verticales et jouant sur l’arrondi de certaines lettres, ou leur allongement (mashq). Il a inséré des césures à l’intérieur des mots afin de placer des lettres isolées en début de ligne, et créer ainsi un effet de colonnes qui structure l’espace dévolu au texte. Une rosette d’or marque la fin du verset. Les points rouges, contrastant avec le blanc du parchemin et le noir des caractères, n’indiquent pas les points diacritiques, comme ce sera ensuite l’usage, mais les voyelles brèves, absentes des corans plus anciens.

Sourate XLVIII, 23-24 :
« Telle était déjà, auparavant, la coutume de Dieu.
Tu ne trouveras aucun changement
Dans la coutume de Dieu.
C’est lui qui a écarté leurs mains de vous et d’eux vos mains,

dans la vallée de La Mekke,
après vous avoir l’avantage sur eux.
– Dieu voit parfaitement ce que vous faites. »

(Le texte en gras correspond à celui qui figure sur le feuillet.)
 
 

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