Papier pourpre et encre d’argent
Coran (5e volume d’un coran en cinq volumes). Sourates LVI, 80-96 et LVII, 1-5
Tunisie ?, vers 1405.
Papier, 79 f., 24,2 × 15,8 cm
BnF, département des Manuscrits, arabe 392, f. 21 v°-22
© Bibliothèque nationale de France
Sur un papier teint de couleur pourpre dont les nuances varient selon les feuillets, ce coran, qui comportait à l’origine cinq volumes, est copié dans une délicate écriture maghrébine avec de l’encre d’argent. L’or est utilisé pour rappeler le titre de la sourate précédente, al-Wâqi’a (Celle qui est inéluctable), donner le nombre de ses versets (90) et indiquer leurs séparations par des motifs trilobés.
Si l'usage de papiers teintés est fréquent dans les manuscrits arabes, les manuscrits à l'encre d'or ou d'argent entièrement sur papier coloré sont plus rares et, semble-t-il, se rencontrent uniquement au Maghreb. Des hâ’ stylisés et des rosettes signalent les groupes de cinq et de dix versets.
Sur les cinq volumes, quatre sont conservés à la BnF. Deux d’entre eux portent un acte de waqf du souverain hafside Abû Fâris ‘Abd al-‘Azîz al-Mutawakkil ibn Ahmad daté de mars 1405, en faveur de la mosquée des Almohades à Tunis.
 
 

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