Coran en écriture muhaqqaq
Coran, fragments du juz’ XXIII. Sourate XXXIX, 1-4
Égypte ou Syrie, XIVe siècle.
Papier, 16 f., 38,2 × 26 cm
BnF, département des Manuscrits, arabe 436, f. 9 v°-10
© Bibliothèque nationale de France
Très utilisée pour la copie des corans mamelouks, l’écriture muhaqqaq constitua, pendant plus de quatre siècles, un idéal calligraphique, non seulement en Égypte et en Syrie mais aussi en Iraq et en Iran ilkhanides. Le format permet ici aux lettres harmonieusement proportionnées de déployer leur large module sur cinq lignes. Dans un bandeau prolongé d’une vignette, sur un fond bleu animé par un rinceau doré, le titre de la sourate, « al-zumar » (Les Groupes), ainsi que le nombre de ses versets (70) s’inscrivent en caractères coufiques blancs. Les versets sont séparés par des cercles dorés avec le mot âya (« verset »), écrit lui aussi en coufique. Le Coran est ici divisé en trente sections liturgiques, appelées juz’, pour une lecture sur un mois.
 
 

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