Virtuosité d’une écriture persane
Album de calligraphie
Iran, XVIe-XVIIIe siècle.
Papier, 53 pièces, 37,5 × 23 cm
BnF, département des Manuscrits, supplément persan 1957, pièces 23 et 24
© Bibliothèque nationale de France
L’album d’où sont extraites ces calligraphies date du XIXe siècle. Sous une reliure en laque peinte à décor floral, il réunit cinquante-trois pièces en naskhî, nasta‘lîq et shikasteh dues à de grands maîtres et exécutées entre le XVIe et la fin du XVIIIe siècle. Les calligraphies sont placées sur de précieux papiers aux couleurs variées et aux marges ornées de délicats motifs végétaux ou animaux. Le recueil se déplie comme un accordéon.
Les deux pièces de cette double page sont copiées en shikasteh, ce qui signifie « brisée ». Réservée à la chancellerie mais aussi à la poésie, cette écriture issue du nasta‘lîq apparaît au XVIIe siècle en Iran, et se distingue par la densité de certains groupes de lettres qui s’opposent à d’autres par leur grande souplesse et leur étirement. Elle permet aussi, ce qui est proscrit dans d’autres styles, de joindre les mots.
 
 

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