Antidote contre les piqûres de serpents
Pseudo-Galien, Kitâb al-Diryâq (Livre de la thériaque)
Djésireh ?, 1199.
Papier, 37 f., 37 × 29 cm
BnF, département des Manuscrits, arabe 2964, f. 19 v°
© Bibliothèque nationale de France
Copié en 1199, probablement dans le nord de la Mésopotamie, ce précieux exemplaire du Livre de la thériaque est l’un des plus anciens manuscrits arabes illustrés qui nous soient parvenus. Écrit par un auteur inconnu, ce recueil de textes composites décrit l’élaboration de la thériaque, préparation utilisée comme antidote aux morsures de serpents. La mise en page extrêmement soignée allie la beauté de l’écriture – majestueux coufique de couleur pour les titres et fin naskhî pour le texte – au raffinement de l’enluminure.
Se lisant de droite à gauche, la miniature illustre deux moments du récit. Dans un premier temps, le médecin Andrûmâkhus observe un jeune homme qui, venant d’être piqué par un serpent, se saisit d’une baie de laurier afin de s’en servir comme antidote ; le médecin, à cheval, lui demande ensuite des explications, comme l’indique le geste de ses mains levées. Le croissant de lune orné d’un soleil montre que la scène se déroule de jour.
Survivances de la peinture chrétienne, les auréoles qui entourent les visages n’ont aucune signification religieuse.
 
 

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