La cueillette de la mandragore
Mehmed ibn Mehmed Rôdôzizâde, traduction abrégée de ‘Aja’ib al-makhlûqât (Merveilles des créatures), d’al-Qazwînî
Turquie, 1685.
Papier, 166 f., 25,5 × 16,5 cm
BnF, département des Manuscrits, supplément turc 1063, f. 17 v°
© Bibliothèque nationale de France
Cette traduction turque de la célèbre cosmographie d’al-Qazwînî fut dédiée à Mehmed IV (1648-1687). Cinq peintures d’une exécution très fine mettent en scène des sujets assez rares dans ce petit manuscrit précieux. C’est le cas de celle qui représente trois plantes à forme humaine tirées par un chien, lui-même fouetté par un homme. C’est ainsi, comme l’explique le texte, qu’on cueille sur le mont Farghân la mandragore. Connue depuis l’Antiquité pour ses propriétés thérapeutiques, mais aussi toxiques, cette plante, dont la racine a une apparence humaine, devait être cueillie de nuit, et arrachée par un chien. Il était recommandé de se boucher les oreilles pour ne pas entendre ses hurlements lorsqu’on l’arrachait.
 
 

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