La cour de Keyûmars
Ferdowsi, Shâhnâmeh (Le Livre des rois), [suivi de] Jâmi, Kheradnâme-ye (Livre de sagesse d’Alexandre), Qâsemi Gonâbâdi, Shâhenshâh-nameh (Livre du roi des rois), Hâtefi, Temûr-nâmeh (Le Livre de Tamerlan)
Chirâz, 1567.
Papier, 567 f., 43 × 28,5 cm
BnF, département des Manuscrits, supplément persan 2113, f. 20
© Bibliothèque nationale de France
Daté de 1567, ce très riche manuscrit a été produit à Chirâz, capitale provinciale depuis 1503 de l’état safavide, où se tenait, au XVIe siècle, le plus important centre de production commerciale de manuscrits peints. Celui-ci était sans doute destiné à la bibliothèque des sultans de Golconde, en Inde. Orné de superbes pages enluminées et de vingt-sept miniatures, le recueil contient, dans les marges du Shâhnâmeh, quatre autres épopées versifiées. Cette miniature, qui se détache sur une page décorée de plantes et d’animaux dorés, représente Keyûmars trônant au milieu de sa cour dans la montagne. Vêtus de peaux de tigres, le premier roi du monde et ses gens vivent en parfaite harmonie avec les bêtes sauvages dans une nature paradisiaque. L’or et le blanc triomphent, concourant à créer un sentiment de beauté et de pureté. Un arbre majestueux domine la scène ; à ses pieds, deux arbustes, l’un fleuri, l’autre aux branches desséchées, symbolisent la vie et la mort. Le texte est copié comme il sied pour la poésie, sur plusieurs colonnes.
 
 

> partager
 
 

 
 

 
> copier l'aperçu
 
 
> commander