Le poète retient sa bien-aimée
Châhi, Divân (Recueil des œuvres poétiques)
Machhad (Iran) ou Boukhara (Ouzbékistan), vers 1514.
Papier, 38 f., 24 × 17 cm
BnF, département des Manuscrits, supplément persan 1960, f. 30
© Bibliothèque nationale de France
Vivant à la cour du prince timouride Bâysonqor, l’émir Aq-Malek Châhi Firuzkuhi connut un énorme succès, tant en Iran timouride qu’en Anatolie ottomane, pour ses pièces lyriques (ghazals) composées dans une langue persane très pure. Parmi les nombreux volumes existants, cette copie d’un calligraphe de renom, Soltân-‘Ali Mashhadi, pourrait avoir été réalisée à Machhad en 1514.
L’une des deux peintures du manuscrit représente l’amant – le poète Châhi –, une coupe vide à la main, aux pieds de sa bien-aimée : il la retient par son manteau et la supplie de rester. Les deux personnages aux traits délicatement dessinés se tiennent sur un parterre vert foncé foisonnant de fleurs, tranchant avec la partie supérieure de l’image où, sur un fond bleu clair, se découpent les branches d’un arbre en pleine floraison. À l’arabesque située dans le coin (en haut à droite) répond celle qui décore le manteau de la jeune femme. Dans les marges, un papier bleu orné de gracieuses arabesques dorées rehausse le motif central.
 
 

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