Première écriture hijâzî
Coran, sourate XXVI, 23-51
VIIe-VIIIe siècles.
Parchemin, 29,1 x 24,5 cm
BnF, département des Manuscrits, arabe 328, f. 96v
© Bibliothèque nationale de France
Ce feuillet est caractéristique des premières écritures hijâzî. Copié sur un format vertical qui prédomine alors, son écriture légèrement penchée ne possède pas de vocalisation. Quelques points diacritiques pour différencier les caractères de même forme sont indiqués par des traits obliques.
Copiées sur parchemin dans un format vertical, ces pages de Coran appartiennent à un ensemble d'une soixantaine de feuillets considéré comme le plus ancien exemplaire actuellement conservé. En l'absence de manuscrits datés avant le IXe siècle, c'est sur la base de critères paléographiques et orthographiques que l'on fait remonter ces fragments à la seconde moitié du Ier siècle de l'hégire (VIIe siècle). Ils sont écrits dans un style nommé au siècle dernier hijâzî en référence à Ibn al-Nadîm, célèbre auteur arabe du Xe siècle, qui décrivait dans son Fihrist (Catalogue) les premières écritures employées à La Mecque et Médine, villes du Hedjaz.
L'arabe utilise un alphabet consonantique où seules consonnes et voyelles longues sont notées. Des signes diacritiques, placés au-dessus ou en dessous de certaines lettres, permettent de différencier les lettres de forme semblable et de préciser la nature des voyelles brèves. Dans les graphies anciennes, ces signes ainsi que la vocalisation sont absents ou partiellement présents, rendant la lecture du texte sacré plus incertaine.
 
 

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