Majesté de l'écriture « coufique »
Feuillets d'un coran
Xe siècle.
Parchemin, 24 x 31 cm
BnF, département des Manuscrits, arabe 350, f. 226
© Bibliothèque nationale de France
Donné par les premiers paléographes, le terme de "coufique", traditionnellement appliqué aux écritures coraniques en usage de la fin du VIIIe au XIe siècle désigne des styles d'une grande variété répandus dans l'ensemble du monde musulman du Maghreb à l'Iran.
Sur ce feuillet de parchemin, quelques mots du verset 16 de la sourate XLVIII, al-fath (la Victoire), se déploient majestueusement sur quatre lignes. Les lettres, tracées d'une main ferme, semblent s'aligner selon des règles de construction inconnues. Les points rouges, s'opposant au blanc du parchemin et au noir des caractères, n'indiquent pas les points diacritiques, comme ce sera ensuite l'usage, mais la vocalisation. Le calligraphe, à des fins esthétiques, joue sur l'allongement de certaines consonnes et coupe les mots, ce qui ne sera plus admis dans les écritures postérieures.
 
 

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