Une lecture sans ambiguïté du texte coranique
Coran, cinquième volume d'un coran en sept volumes (XXIII, 56 à XXXIV, 20)
Bust (Afghanistan), 1111-1112.
Papier, 125 f., 20,2 x 15,1 cm
BnF, département des Manuscrits, arabe 6041, f. 26 v°-27
© Bibliothèque nationale de France
Ce petit manuscrit copié à la cour ghaznavide est fort différent des feuillets coraniques précédents. À partir du Xe siècle, les écritures coufiques sont remplacées par des graphies cursives, d'exécution et de lecture plus aisées. Le papier s'est substitué au parchemin et l'écriture possède désormais tous les signes distinctifs qu'elle a encore aujourd'hui : des points diacritiques différencient les lettres entre elles, d'autres signes précisent les voyelles brèves. La lecture du texte sacré peut se faire sans aucune ambiguïté selon les règles canoniques qu'aurait établies le calife 'Uthmân vers 655.
Le coran, richement décoré, est copié en tawqî', style réservé généralement à l'administration. Il s'ouvre sur un somptueux décor géométrique en double page à dominante d'ors ; aux deux feuillets suivants et à la fin du volume, les mots, dans une calligraphie parfaite, se détachent sur un léger motif de nuages. De petites rosettes d'or séparent les versets tandis que dans la marge, les différentes subdivisions du texte s'inscrivent dans des rectangles dorés ou des cercles, rouge, or ou bleu.
 
 

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