Débat poétique
Ferdowsi, Shâhnâmeh (Le Livre des rois), [suivi de] Jâmi, Kheradnâme-ye (Livre de sagesse d’Alexandre), Qâsemi Gonâbâdi, Shâhenshâh-nameh (Livre du roi des rois), Hâtefi, Temûr-nâmeh (Le Livre de Tamerlan)
Chirâz, 1567.
Papier, 567 f., 43 × 28,5 cm
BnF, département des Manuscrits, supplément persan 2113, f. 8v-9
© Bibliothèque nationale de France
Présente dans ce manuscrit, la préface en prose rédigée pour le prince timouride Baysonghur vers 1425, raconte comment l'auteur a voyagé jusqu'à Ghazni, la capitale du royaume, dans l'espoir d'obtenir pour son poème le patronage du sultan Mahmûd. Dans une prairie située à l'extérieur de la ville, il rencontre trois poètes de la cour du roi. Ceux-ci, peu ravis d'accueillir un nouveau rival, lui imposent une joute poétique qu'il réussit brillamment. Il est alors introduit à la cour, mais malgré son succès n'obtiendra pas la faveur royale.
La scène se situe dans un jardin verdoyant, véritable oasis de fraîcheur. Sous un ciel d'or pur, la prairie, traversée par un ruisseau noir argenté bordé de cailloux, est constellée de touffes de fleurs. Le long de l'eau se dressent des cyprès et des pêchers en fleur ainsi qu'un platane au feuillage automnal. À droite, le groupe des trois poètes se tient assis. L'un, habillé d'une robe jaune, semble dominer les autres. Vêtu de bleu, Ferdowsi, un genou à terre et un bras légèrement levé, s'adresse à eux. À leurs pieds sont posées une carafe au long col et une coupe de grenades, prélude aux libations. À gauche, les serviteurs s'affairent autour de la confection des mets. L'un active un feu sur lequel mijote une cocotte, l'autre pétrit le contenu d'un plat. Plus haut, un homme avec une bêche creuse le lit du ruisseau, tandis qu'un autre tanne une peau, suspendue à une branche. Comme dans tout le manuscrit, les marges sont peintes à l'or et ornées de motifs végétaux, de combats de fauves, et d'animaux fantastiques.
 
 

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