Gayûmart et son peuple
Ferdowsi, Shâhnâmeh (Le Livre des rois), [suivi de] Jâmi, Kheradnâme-ye (Livre de sagesse d’Alexandre), Qâsemi Gonâbâdi, Shâhenshâh-nameh (Livre du roi des rois), Hâtefi, Temûr-nâmeh (Le Livre de Tamerlan)
Chirâz, 1567.
Papier, 567 f., 43 × 28,5 cm
BnF, département des Manuscrits, supplément persan 2113, f. 19v-20
© Bibliothèque nationale de France
Dans l'Avesta, le livre sacré des Zoroastriens composé vers 1100 avant J.-C., Gayumars est le premier homme. Dans le Shâhnâmeh, il est aussi le premier roi légendaire d'Iran. Sous son règne, qui débute un jour de printemps, les hommes vivent en paix avec les animaux sauvages qu'ils commencent à domestiquer. Les temps sont idylliques jusqu'à ce que le démon Ahriman complote contre lui et introduise le mal dans un monde jusque-là innocent.
La miniature, qui est souvent l'une des premières illustrations des manuscrits du Shâhnâmeh, se détache sur une page aux marges décorées de plantes et d'animaux dorés. Assis sur un trône fait d'une peau de tigre, Gayumars siège au milieu de sa cour dans la montagne. Lui et ses gens, les vêtements taillés dans des peaux de léopard, vivent en parfaite harmonie avec les bêtes sauvages, dans une nature paradisiaque. Des ruisseaux serpentent au milieu des rochers, faisant naître tout autour des buissons de fleurs. Une femme caresse un cerf et sa biche tandis qu'à deux pas, un couple de lions est couché. Seul détail anachronique, des plats de grenades et de coings sont disposés sur le sol. Un arbre majestueux dont les vertes frondaisons se déploient en dehors du cadre domine la scène. À ses pieds, deux arbustes, l'un fleuri l'autre aux branches desséchées, symbolisent la vie et la mort. L'or et le blanc triomphent, concourant à créer un sentiment de beauté et de pureté. Le texte est copié sur plusieurs colonnes, comme il sied pour la poésie.
 
 

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