Combat entre Rustam et Sohrâb
Ferdowsi, Shâhnâmeh (Le Livre des rois), [suivi de] Jâmi, Kheradnâme-ye (Livre de sagesse d’Alexandre), Qâsemi Gonâbâdi, Shâhenshâh-nameh (Livre du roi des rois), Hâtefi, Temûr-nâmeh (Le Livre de Tamerlan)
Chirâz, 1567.
Papier, 567 f., 43 × 28,5 cm
BnF, département des Manuscrits, supplément persan 2113, f. 111v-112
© Bibliothèque nationale de France
Alors qu'il se trouve dans la ville de Samangân, soumise au royaume de Tourân, le héros Rustam est invité par le roi. La fille de ce dernier, Tahmineh, tombe amoureuse de lui et le héros, qui partage sa flamme, l'épouse avant de repartir aussitôt. De leur courte union naît un fils nommé Sohrâb. Devenu jeune homme et vaillant guerrier, Sohrâb comprend qui est son père et décide de mettre à fin à la guerre qui déchire les deux royaumes. Mais les souverains, désireux de lui nuire, optent alors pour un combat entre leurs meilleurs champions où, sans le savoir, s'affronteront le père et le fils. Alors que Rustam vient de tuer le jeune homme, il comprend à un signe que ce dernier arbore qu'il s'agit en fait de son propre enfant.
Les scènes de combat sont très nombreuses dans le Shânâmeh. Ici la composition de la page souligne l'intensité dramatique de la scène. Le combat singulier des deux héros se tient dans un espace vide à fond clair, parsemé de quelques bouquets de fleurs, délimité par les deux arbres. Le contraste est grand entre le visage imberbe de Sohrâb et celui de l'homme mûr qu'est Rustam. Tout autour, les deux armées regardent attentivement la scène. En bas, de chaque côté mais sur deux plans différents, deux jeunes hommes ont posé pied à terre. L'un porte son doigt à la bouche, en signe de profonde inquiétude. Le peintre a joué sur le mouvement des lances et des trompes ainsi que sur les couleurs des montures pour introduire de la variété dans la représentation des armées.
 
 

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