Mort d’Isfandiyâr
Ferdowsi, Shâhnâmeh (Le Livre des rois), [suivi de] Jâmi, Kheradnâme-ye (Livre de sagesse d’Alexandre), Qâsemi Gonâbâdi, Shâhenshâh-nameh (Livre du roi des rois), Hâtefi, Temûr-nâmeh (Le Livre de Tamerlan)
Chirâz, 1567.
Papier, 567 f., 43 × 28,5 cm
BnF, département des Manuscrits, supplément persan 2113, f. 335v-336
© Bibliothèque nationale de France
Après de très nombreuses péripéties où Isfandiyâr a pris le commandement de l'armée alors aux mains de Rustam, Isfandiyâr place ce dernier devant un dilemme : soit il se présente enchaîné à la cour du roi, soit il combat contre l'armée d'Iran. Refusant toute négociation, Isfandiyâr déclenche la bataille où Rustam et son cheval seront blessés. Grâce à l'intervention du simorgh, l'oiseau merveilleux, les blessures de Rustam sont miraculeusement guéries. L'oiseau lui conseille alors de confectionner une flèche destinée à atteindre les yeux de son ennemi, seul endroit de son corps non protégé par la source de l'invincibilité. Touché, Isfandiyâr expire en demandant à son vainqueur de s'occuper de son fils.
Dans cette scène de bataille, les deux armées formant deux blocs soudés sont massées de chaque coté de l'image et laissent un large espace clair, cerné de rochers aux couleurs pastel, pour le combat entre les deux héros. Celui-ci est parvenu à son dénouement fatal. Le bras brandi en l'air, l'arc tendu, Rustam, vient de décocher la flèche qui a atteint son ennemi. Au-dessus de lui, les rochers semblent épouser le mouvement dynamique de son cheval. Isfandiyâr, plié en deux sur sa monture, vient de s'écrouler. Son arc gît par terre.
 
 

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