Assassinat de Khosrow
Nezâmi, Khamseh (Cinq poèmes)
Bâghbâd (Turkménistan) et [Ispahan ? (Iran)], 1619-1624.
Papier, 386 f., 36 × 24 cm
BnF, département des Manuscrits, supplément persan 1029, f. 113
© Bibliothèque nationale de France
Le roi Khosrow sent sa mort venir. Alors qu'il est endormi auprès de Chîrîn, Chîrouyeh, le fils qu'il a eu de son épouse Maryam, l'assassine durant son sommeil. Chîrin, voyant cela, repousse les avances de son beau-fils et se tue devant le tombeau de son royal époux.
L’intensité dramatique de la scène vient du contraste étonnant entre le tragique du sujet, l’assassinat de Khosrow, et l’atmosphère paisible qui se dégage de la peinture. Seul le geste du jeune homme imberbe agrippant son père par le cou, témoigne de la violence de ce qui est en train de se passer. Le peintre a su croquer sur le vif les détails qui montrent la profondeur du sommeil des personnages. La jeune femme a replié ses bras derrière sa tête et sa chemise s’est entrouverte sur sa poitrine. Les trois gardes sont endormis devant le pavillon où reposait le roi. Sur le sol dallé de pierre verte, l’un des gardes assoupis dodeline de la tête, tandis que l’autre a posé ses mains sur ses genoux pour mieux se reposer. Un flambeau éclaire cette scène tragique, tandis que l’aube illumine de ses teintes rosées le ciel sur lequel se détache un arbre au tronc verdoyant ; son feuillage automnal fait écho à la mort du roi.
 
 

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