Nezâmi et Toghril Châh
Nezâmi, Khamseh (Cinq poèmes)
Bâghbâd (Turkménistan) et [Ispahan ? (Iran)], 1619-1624.
Papier, 386 f., 36 × 24 cm
BnF, département des Manuscrits, supplément persan 1029, f. 120v
© Bibliothèque nationale de France
Un épisode final met en scène Nezâmi, l'auteur de ce livre, et son protecteur Toghril Châh, le souverain seldjoukide dont il a chanté les louanges. Par déférence envers le poète qui, contrairement aux autres poètes, menait une vie exemplaire, le souverain a fait disparaître tous les flacons de vin.
Toghril Châh est assis sur son trône à droite. Nezâmi, que le prince a fait mander à sa cour, s’avance, le dos voûté, le long du bassin en s’appuyant sur un bâton. Quatre échansons se promènent désœuvrés dans la salle d’audience sans pouvoir remplir leur office. Un vase bleu nuit rappelle l’engouement pour la vaisselle chinoise que l’on continuait à importer et dont les potiers persans réalisaient de fidèles copies dans leurs ateliers. Dans la chambre à gauche, un jeune homme mène une conversation mystérieuse avec un cheikh un peu trop empressé. Comme c’est l’habitude dans la peinture persane, le palais s’ouvre sur un jardin magnifique que laisse entrevoir une balustrade.
 
 

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