Madjnûn à la Ka’aba
Nezâmi, Khamseh (Cinq poèmes)
Bâghbâd (Turkménistan) et [Ispahan ? (Iran)], 1619-1624.
Papier, 386 f., 36 × 24 cm
BnF, département des Manuscrits, supplément persan 1029, f. 139
© Bibliothèque nationale de France
Le roman des amours malheureuses de Majdnûn et Laylî, qui a inspiré Nezâmi dans son troisième poème, provient d'une geste de l'Arabie bédouine préislamique dont le noyau historique s'inspire de la vie du prince Imru' al-Qays. Le jeune poète Qays et la belle Laylî s'aiment sans espoir car ils appartiennent à des clans ennemis. Le père du jeune homme l'emmène en pèlerinage à La Mecque pour l'éloigner. Mais sa passion ne fait que croître.
Devant un paysage de rochers dont les formes évoquent des têtes d’hommes ou d’animaux et où s’ébattent de gracieux oiseaux, le cube de la Ka’aba, recouvert d’un tissu noir, occupe la place centrale. Des piquets reliés par une chaîne délimitent l’enclos sacré. Madjnûn, aux cheveux défaits et vêtu de son seul pagne, grimpe sur une échelle pour atteindre et toucher l’anneau. Sa peau sombre et son corps à moitié nu tranchent avec les hommes aux turbans blancs et aux longues robes de couleurs vives.
 
 

> partager
 
 

 
 

 
> copier l'aperçu