Madjnûn dans le désert
Nezâmi, Khamseh (Cinq poèmes)
Bâghbâd (Turkménistan) et [Ispahan ? (Iran)], 1619-1624.
Papier, 386 f., 36 × 24 cm
BnF, département des Manuscrits, supplément persan 1029, f. 158
© Bibliothèque nationale de France
Lorsque son père donne un époux à Laylî, Majdnûn, fou de douleur se retire dans le désert, dans les collines et les vallées du Najd. Il y vit à demi-nu, squelettique au milieu des bêtes sauvages devenues familières. La jeune femme envoie un messager pour le supplier de ne pas se laisser mourir.
Une ligne oblique délimite la composition : à gauche un ciel doré sur lequel se détache un arbre aux tons délicats de vert et à droite une montagne mauve. Au premier plan, une prairie vert foncé est émaillée de buissons fleuris tandis qu’un ruisseau serpente au milieu des cailloux. Au centre, Madjnûn, représenté comme toujours, émacié et torse nu, le regard perdu, tient dans les bras une biche. Tout autour de lui, les animaux, antilopes, lions et leurs lionceaux, renards, lièvres et oiseaux sont traités avec une grande finesse de traits. Les deux arbres semblent les entourer de leur ramure. Leurs branches vertes et desséchées sont une métaphore de la vie et de la mort.
 
 

> partager
 
 

 
 

 
> copier l'aperçu