Bahrâm Gûr et la princesse indienne
Nezâmi, Khamseh (Cinq poèmes)
Bâghbâd (Turkménistan) et [Ispahan ? (Iran)], 1619-1624.
Papier, 386 f., 36 × 24 cm
BnF, département des Manuscrits, supplément persan 1029, f. 209
© Bibliothèque nationale de France
Achevé en 1197, les Sept portraits, le plus complexe des poèmes de Nezâmi, prend sa source dans la Perse préislamique. Il s'inspire de légendes autour de la vie de l'empereur sassanide Bahrâm V dit "l'onagre" (Gûr) qui vécut au Ve siècle. Brillant guerrier et chasseur, le jeune prince, qui a naguère découvert sept portraits de princesses, décide une fois sur le trône de les faire venir. Il fait édifier pour chacune d'elles un pavillon associé à une planète, un jour de la semaine, une région du monde et une couleur. Imprégnée d'astrologie, cette symbolique exprime une vision persane de l'univers. Chaque jour de la semaine, il visite l'une de ses épouses qui, pareille à Shéhérazade, lui conte une histoire édifiante avant de passer la nuit avec lui. Le samedi, sous le signe de la planète Saturne, il se tient dans le pavillon noir en compagnie de la princesse de l'Inde Fourak, vêtue de noir.
Le jeune prince est reçu par son épouse dans un somptueux pavillon. Le mur derrière eux est décoré d’un pavement de céramique surmonté de fresques peintes. Une fenêtre s’ouvre sur un jardin fleuri. Le pavillon est surmonté d’une coupole noire, couleur de Saturne. C’est le roi qui porte ici un vêtement de cette couleur. Dehors, alors qu’un grand platane déploie son feuillage automnal, dans un jardin séparé par une balustrade, un échanson porte un couvre-chef mis à la mode par Châh Abbas.
 
 

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