Bahrâm Gûr et la princesse persane
Nezâmi, Khamseh (Cinq poèmes)
Bâghbâd (Turkménistan) et [Ispahan ? (Iran)], 1619-1624.
Papier, 386 f., 36 × 24 cm
BnF, département des Manuscrits, supplément persan 1029, f. 238v
© Bibliothèque nationale de France
Le vendredi, dernier jour, est celui de la princesse persane Dorosti. Bahrâm Gûr l'accompagne sous le pavillon blanc, lié à la planète Vénus. C'est le terme d'un parcours initiatique où, chaque matin, il est reparti avec un manteau assorti à la couleur de la princesse avec laquelle il a passé la nuit. Bahrâm Gûr apprend alors qu'il s'est écoulé sept ans à son insu.
C'est sous la planète Vénus que se clôt la dernière nuit du prince. Le blanc, couleur de la lumière, métaphore de la Présence divine, remplit la miniature de sa présence symbolique. Le peintre superpose trois espaces : la coupole répond à la fresque murale qui elle-même répond aux deux personnages, habillés de blanc. Un grand platane emplit l'espace de ses nombreuses feuilles mordorées. À ses pieds, des jeunes filles, deux à deux, tranchent par les couleurs vives de leurs robes.
 
 

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