Muhammad et le sidrat al-muntaha
Mir Haydar, Mira‘j-nameh
Herât (Afghanistan), 1436.
Papier, 265 f., 34 × 25,5 cm
BnF, département des Manuscrits, supplément turc 190, f. 17
© Bibliothèque nationale de France
« Ils arrivèrent auprès du "Jujubier de la limite" que nul ne peut dépasser. C'était un grand arbre aux branches de chrysolithe et de perles, aux feuilles larges comme des oreilles d'éléphant et aux énormes fruits. De sa base s'écoulaient quatre fleuves. Les deux premiers étaient le Nil et l'Euphrate, le troisième le Salsabil qui coule au paradis et le quatrième le Kawthar. »
L'arbre, immense et totalement recouvert de pierreries multicolores, occupe le centre de l'image. L'ange, à gauche, le désigne de ses bras tendus tandis que, de l'autre côté, Muhammad lève les mains en signe de profonde interrogation. De ses racines partent les quatre fleuves. Les deux premiers, à gauche, coulent vers la terre tandis que les deux autres, comme l'indique leur surface close entourée de buissons feuillus, restent confinés au ciel.
 
 

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