Muhammad aux portes du paradis
Mir Haydar, Mira‘j-nameh
Herât (Afghanistan), 1436.
Papier, 265 f., 34 × 25,5 cm
BnF, département des Manuscrits, supplément turc 190, f. 22 v°
© Bibliothèque nationale de France
« Dieu ordonna à l'ange Gabriel de conduire Muhammad jusqu'aux portes du paradis. Ils arrivèrent devant le bassin du Kawthar. Son eau était plus blanche que le lait, plus suave et parfumée que le miel. Des coupes d'or, d'argent ou de pierres précieuses étaient placées sur ses bords, car il était dit que celui qui buvait de son eau ne connaîtrait plus jamais la soif. Ils virent ensuite de nombreux dômes construits en perles, en rubis ou en chrysolithe. »
Les plus belles représentations architecturales du manuscrit apparaissent dans cette peinture. L'artiste reprend ici les différentes traditions décoratives en faveur sous les Timourides. L'espace est divisé en trois pièces voûtées dont les portes sont fermées par des rideaux rouges. Celle du milieu est la plus importante : l'espace sous sa voûte est orné d'un carrelage géométrique de céramique alors que les autres sont simplement dorées. Sur chaque linteau, on peut lire en caractères coufiques la shahada, qui proclame l'unicité de Dieu. Chaque voûte est surmontée d'un dôme, doré ou orné de céramique bleue comme on en trouve fréquemment dans l'architecture de l'époque. Devant le bassin du Kawthar dont l'eau, contrairement à ce qu'indique le texte, est ici d'un noir profond, sont alignés de nombreux récipients aux formes variées.
 
 

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