Muhammad et les houris
Mir Haydar, Mira‘j-nameh
Herât (Afghanistan), 1436.
Papier, 265 f., 34 × 25,5 cm
BnF, département des Manuscrits, supplément turc 190, f. 24
© Bibliothèque nationale de France
« Ils rencontrèrent de nombreuses houris, les vierges promises aux croyants après la mort. Ces jeunes filles, d'une rare beauté, ne vieillissaient jamais. Certaines étaient assises, d'autres se tenaient les mains et jouaient. Des oiseaux voletaient ou se perchaient sur leurs têtes. »
Le Paradis est ici dépeint comme un jardin fleuri, tel que le décrit le Coran. Monté sur al-Burâq, le Prophète découvre de larges parterres plantés d'arbres et de bosquets et une rivière d'argent qui serpente à travers des prairies toujours verdoyantes. Deux couples sont assis au pied d'un arbre en pleine floraison dont une jeune fille cueille une branche fleurie.
Contrastant avec l'usage du bleu intense fait de lapis-lazuli utilisé pour les sept cieux, l'artiste exploite ici une palette de tons pastel. Il crée ainsi un parallèle entre la tonalité de la peinture et le calme et la tranquillité qui se dégagent du jardin.
 
 

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