Muhammad à la porte de l'Enfer
Mir Haydar, Mira‘j-nameh
Herât (Afghanistan), 1436.
Papier, 265 f., 34 × 25,5 cm
BnF, département des Manuscrits, supplément turc 190, f. 26
© Bibliothèque nationale de France
« Gabriel annonça alors à Muhammad qu'ils allaient maintenant se diriger vers les demeures des ennemis de Dieu. À la porte de ce lieu terrible et effrayant se tenait un ange au visage affreux et intimidant. Gardien de l'enfer, il avait pour nom Malik et ne souriait jamais. »
Avec cette image de l'enfer et les suivantes, nous entrons dans une série de peintures en contraste total avec les précédentes. La palette de couleurs luxuriantes est remplacée par un mélange détonnant de noir charbon, de rouge orangé et d'or. Le fond, toujours d'un noir profond, sombre et inquiétant semble interminable au fil des feuillets. Dans la symbolique des couleurs turques, cette couleur est synonyme de deuil, de honte ou de misère. Chaque peinture est éclairée par un brasier or et rouge qui évoque la chaleur insupportable de l'enfer. Ici, le Prophète monté sur al-Burâq se tient à droite, comme en retrait. L'ange Gabriel est debout, bras le long du corps, contre la porte constituée de hautes flammes. De l'autre coté, Malik le gardien revêt une forme entièrement humaine. Sa peau est rouge foncé et il porte une couronne d'or et des vêtements eux aussi, rouge et or. Il tient une longue massue à la main.
 
 

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