Châtiment des médisants
Mir Haydar, Mira‘j-nameh
Herât (Afghanistan), 1436.
Papier, 265 f., 34 × 25,5 cm
BnF, département des Manuscrits, supplément turc 190, f. 27
© Bibliothèque nationale de France
« Ils virent ensuite des hommes dont on découpait la chair et que l'on forçait ensuite à la manger. C'étaient les médisants, qui disent du bien par devant et du mal par derrière. »
Semblant flotter sur son nuage d'or, Muhammad, abasourdi devant un tel spectacle, tend les mains en signe d'interrogation. En face de lui, l'immense gerbe de feu, dont les contours rouges se confondent avec le sang qui coule, prend place en dessous du cadre, introduisant ainsi une variété par rapport à la composition du feuillet en vis-à-vis. Les tortionnaires à la peau noire, signe d'infériorité en islam, tiennent des tenailles et autres instruments. Les pêcheurs sont représentés dans d'autres tons, peau rose grisâtre et pagnes bleus.
L'illustration des différentes tortures semble inspirée de traditions bouddhistes d'Asie centrale présentes dans l'iconographie du purgatoire chinois décrit dans le Sutra des dix rois.
 
 

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