Châtiment des femmes immorales
Mir Haydar, Mira‘j-nameh
Herât (Afghanistan), 1436.
Papier, 265 f., 34 × 25,5 cm
BnF, département des Manuscrits, supplément turc 190, f. 29 v°
© Bibliothèque nationale de France
« Ils virent ensuite, suspendues par la langue, des femmes qui querellaient sans cesse leurs maris. »
Cette dernière scène de pendaison introduit quelques variations par rapport aux précédentes. Les femmes, pendues par la langue que l'artiste a dessinée en rose, sont peintes de profil, leur longue chevelure déployée dans le dos. Seul leur buste apparaît tandis que le bas de leur corps semble se dissoudre en lambeaux blancs, semblables aux flammes qui les dévorent. Le démon gardien de leur supplice est pourvu d'une peau grise largement striée.
Seuls le visage et les bras de l'ange Gabriel apparaissent ici, le reste étant caché par l'auréole d'or qui entoure le Prophète. Comme dans chacune des étapes à travers l'enfer, le groupe formé par l'ange, Muhammad et sa monture tranche par l'extrême finesse de ses traits et la magnificence des couleurs, synonymes de beauté de l'âme.
 
 

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