Alexandre à la Source de Vie
Mehmed ibn Emir Hasan al-Su’ûdî, Matâli’ al-su‘âda wa yanâbi‘ al-siyâda (Le Lever des astres chanceux et les Sources de la souveraineté)
Istanbul (Turquie), 1582.
Papier, 183 f., 31 × 20,5 cm
BnF, département des Manuscrits, supplément turc 242, f. 75 v°
© Bibliothèque nationale de France
Appelé "le bicornu", Iskandar, c'est-à-dire Alexandre, est dans le monde islamique l'un des héros sur lesquels on a le plus écrit dans la littérature arabe, persane et turque. Accompagné du prophète Khizr "le vert", il part au Pays des ténèbres à la recherche de la source de vie éternelle.
Au premier plan, Alexandre chevauche un cheval bai, dont le bas des pattes et la queue sont teintés au henné. Sa tête est surmontée d'une couronne d'or et d'une large plume blanche. Il porte une tunique orange richement brodée, sur une fine chemise blanche à motifs dorés. Un tissu plus foncé couvre ses jambes. Il est armé d'une épée, rangée dans son fourreau. Son carquois, décoré de pierres précieuses, est garni d'un arc et de flèches.
À côté de lui, Khizr, vêtu d'une robe verte et coiffé d'un turban, chevauche un âne, monture traditionnelle des prophètes ; il tient une torche, sans doute pour signifier l'obscurité qui les entoure. Les deux cavaliers cheminent à travers un paysage dominé par de hauts rochers mauves où seuls poussent quelques arbustes.
 
 

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