Le phare d'Alexandrie en Égypte
Mehmed ibn Emir Hasan al-Su’ûdî, Matâli’ al-su‘âda wa yanâbi‘ al-siyâda (Le Lever des astres chanceux et les Sources de la souveraineté)
Istanbul (Turquie), 1582.
Papier, 183 f., 31 × 20,5 cm
BnF, département des Manuscrits, supplément turc 242, f. 76 v°
© Bibliothèque nationale de France
Parmi les merveilles de l'ancien monde figure le phare d'Alexandrie. Celui-ci, qui avait disparu à la période médiévale, avait ensuite été remplacé, sous les Mamelouks, par une forteresse. Conçu pour guider les bateaux, il comportait un miroir où se reflétaient les rayons du soleil. Contrairement au modèle dont il s'est inspiré, le peintre ottoman place le phare sur la terre ferme, au milieu des arbres et des collines, oublieux de sa fonction originelle. Derrière la colline rose, une ville fortifiée se détache sur un fond doré, semblable aux citées européennes avec ses tours et ses drapeaux représentant, sans doute, le fort mamelouk ou une figure improbable d'Alexandrie.
En haut du phare, sur le parapet bleu et mauve, se tiennent deux hommes qui, tête levée, regardent avec admiration le miroir qui brille comme un disque solaire.
 
 

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