Une tour élevée (non localisée)
Mehmed ibn Emir Hasan al-Su’ûdî, Matâli’ al-su‘âda wa yanâbi‘ al-siyâda (Le Lever des astres chanceux et les Sources de la souveraineté)
Istanbul (Turquie), 1582.
Papier, 183 f., 31 × 20,5 cm
BnF, département des Manuscrits, supplément turc 242, f. 80 v°
© Bibliothèque nationale de France
Renvoyant au même verset coranique que l'image précédente, cette tour évoque le deuxième groupe des descendants du prophète Sâlih. Toujours selon les Histoires de prophètes d'al-Kisâ'î', cette tour aurait été construite par Shaddâd ibn 'Âd, qui mourut peu après sa construction. Lorsqu'il s'installait en haut avec ses femmes, il avait coutume d'ordonner que quiconque passant soit tué. Dieu le mit à mort pour le punir, ainsi que tout son peuple. Le palais fut laissé à l'abandon et l'on racontait qu'un serpent géant l'habitait.
Occupant entièrement la page, le palais est un large édifice à trois étages encadré de chaque côté par deux cyprès. Dans les murs décorés de marbre turquoise, de carreaux à motifs dorés et de briques mauves, s'ouvrent des fenêtres aux grilles rouges ou aux volets de bois ouvragés. Au second étage, une large baie, drapée de rideaux rouges et verts, laisse entrevoir des murs blancs. Le dernier étage surplombe un toit gris. Il est lui-même couvert d'un toit conique d'où partent deux petits minarets.
 
 

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