La montagne des oiseaux en Égypte
Mehmed ibn Emir Hasan al-Su’ûdî, Matâli’ al-su‘âda wa yanâbi‘ al-siyâda (Le Lever des astres chanceux et les Sources de la souveraineté)
Istanbul (Turquie), 1582.
Papier, 183 f., 31 × 20,5 cm
BnF, département des Manuscrits, supplément turc 242, f. 84
© Bibliothèque nationale de France
Une tombe surmontée d'une coupole est édifiée sur une montagne très haute et escarpée. De nombreux oiseaux (seize au total) de plusieurs espèces tourbillonnent tout autour, ou sont posés sur ses flancs. On peut reconnaître parmi eux des couples de huppes, de perroquets et de perdrix, un héron, des cailles, un paon, une grue, et un faucon.
Cette montagne renvoie à celle décrite par de nombreux géographes arabes. Elle serait située en Égypte supérieure, non loin du Nil. Un certain jour de l'année, un nombre considérable d'oiseaux s'y précipitent. L'un d'entre eux entre par la fenêtre située sur le mur droit de la tombe et, introduisant son bec dans une anfractuosité étroite, y reste un an puis meurt, pour être remplacé l'année suivante par un autre oiseau.
 
 

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