« Jeune femme contemplant un pot d'œillets »
Harunobu Suzuki (1725-1770), vers 1765-1770.
Signé : « Suziki Harunobu ga »
Éditeur : Harimaya Shinshichi (années 1760-1790)
Nishiki-e. Format hashira-e. 658 x 120 mm
BnF, département des Estampes et de la Photographie, RESERVE DE-10, J. B. 221
© Bibliothèque nationale de France
La composition décentrée, la jeune femme en partie hors de la bordure, suggère l'entrée dans l'image. Par cet effet de rupture entre l'extérieur et l'enceinte de la feuille au format hashira-e, Harunobu invite le spectateur à compléter la composition. C'est tout l'attrait de ce format insolite.
La verticalité de l'ensemble est accentuée par la silhouette filiforme, au bras relevé, replaçant une épingle dans ses cheveux, les rayures du kimono et les tiges élancées des œillets de Chine. S'adaptant à « l'estampe-pilier », Harunobu a modifié les proportions de son idéal de beauté féminine par l'élongation de la figure. La jeune femme tient un uchiwa, éventail en forme d'écran, décoré d'iris, l'une des quatre plantes « nobles » (bambou, prunus, chrysanthème, orchidée ou iris). Cette fleur vénérée au Japon, est fêtée au mois de mai. Elle est devenue en Occident, le symbole de l'Art nouveau. (G. L.)
 
 

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