« L'empereur Xuanzong et sa favorite Yang Gui-fei »
Torii Kiyohiro (? -1776 ?), vers 1751-1764.
Signé : « Torii Kiyohiro hitsu »
Sceau du dessinateur dans un carré avec son nom, Kiyohiro
Inscription : poème (haikai), en haut, à droite
Éditeur : Maruya Kuzaemon
benizuri-e. Format ôban. 429 x 298 mm
BnF, département des Estampes et de la Photographie, RESERVE DE-11, J. B. 107
© Bibliothèque nationale de France
Kiyohiro a représenté deux amants sous un prunier en fleurs, jouant d'une même flûte, symbolisant ainsi leur union. L'image s'agrémente d'un haikai faisant allusion aux fleurs de prunier qui s'harmonisent aux accents de la flûte. L'artiste s'est inspiré du Chant de l'éternel regret, ballade chinoise très connue de Bai Juyi (en japonais : Haku Rakuten), très pathétique, narrant les amours tragiques de l'empereur de Chine Xuanzong (685-762), de la dynastie Tang, et de sa favorite Yang Gui-fei. Les amants avaient fait vœux d'être inséparables.
Cette balade de 127 vers, l'un des plus longs poèmes chinois en langue classique, fut écrite un an après l'exécution de la concubine près de Chang'an, sur ordre de l'empereur lui-même, par les soldats de sa garde. L'impérial amant voulait soustraire sa favorite à ses ennemis lors de sa fuite, pendant la rébellion d'Anlushan.
De retour de l'exode, l'empereur inconsolable, dépêcha un fervent messager taoïste ayant la faculté de faire apparaître les âmes, dans les îles mythiques des Immortels. La ballade s'achève sur un épilogue d'outre-tombe. (G. L.)
 
 

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