« Belle chevauchant un phénix »
Anonyme.
Non signé. Dans le style de Harunobu
Nishiki-e. Format chûban. 198 x 255 mm
BnF, département des Estampes et de la Photographie, RESERVE DE-10, J. B. 186
© Bibliothèque nationale de France
Le phénix chinois (hôô), les ailes déployées, sert de monture à une jeune fille dont les retombées du kimono se mêlent aux somptueuses et ondulantes plumes de la queue. L'oiseau fabuleux fend l'espace en diagonale dans un ample mouvement ondulatoire descendant. Le regard du spectateur est orienté par les têtes penchées, tournées vers une branche de fleurs et de feuilles de paulownia dans l'angle inférieur droit de la feuille. L'équilibre de l'ensemble est maintenu par l'axe vertical du corps de la jeune fille et par l'orgue à bouche (shô), qu'elle tient de ses deux mains. L'iconographie s'inspire de la représentation de l'immortel chinois Fei Zhangfang, assis sur une grue en vol. Le thème de la jeune fille sur un animal est fréquent dans l'estampe. Oie, grue, phénix, tortue à longue queue (parodie d'Urashima), éléphant blanc, carpe (parodie de Qin Gao) sont les montures les plus traditionnelles, notamment pour les images du Nouvel An. Cette estampe est peut-être un egoyomi (estampe de calendrier) qui, pour une plus large diffusion après le Nouvel An, ne porte plus les indications des mois courts et des mois longs. (G. L.)
 
 

> partager
 
 
 

 
> copier l'aperçu
 
 
> commander