« Abalones / balaou » (Awabi, sayori)
« Grands Poissons » (Uozukushi)
Hiroshige Utagawa (1797-1858), vers 1832.
Série de 10 planches
Signé : « Hiroshige ga »
Inscriptions : poèmes kyoka transcrits dans la partie supérieure ; nom du poisson souvent mentionné sous la forme d'un cachet rouge
Éditeur : Eijudô (Nishimuraya Yohachi)
Cachet de censure : kiwame
Nishiki-e ; format ôban yoko-e. 260 x 370 mm
BnF, département des Estampes et de la Photographie, RESERVE DE-10 - J. B. 1155
© Bibliothèque nationale de France
Hiroshige réalisa deux séries de dix planches dédiées aux poissons et aux crustacés : la première fut publiée au début des années 1830 par Eijudô, et la seconde, vers 1840, par trois éditeurs, Eijudô, Marujin et Yamashô. Ces estampes de natures mortes, d'un grand réalisme, au tirage très raffiné, parfois rehaussées de paillettes de mica, ont sans doute été commandées par un club de poésie : elles illustrent de courts poèmes – des kyôka – composés à cette intention lors de réunions de poètes amateurs ; plein d'allusions, de jeux de mots, de calembours, ces poèmes évoquent les poissons concernés. Souvent Hiroshige représente en outre une plante pour symboliser la saison.
Ainsi le balaou, poisson de consommation courante au Japon, et aux abalones, mollusques très appréciés des Japonais, à la coquille unique, aux tons irisés, que les plongeurs pêchent au printemps dans les mers orientales, ils accompagnent ce kyôka : « Sur les rochers et sur le sable, sous les vagues déferlantes, ce joyau, l'abalone, se polit et brille. Avec les beaux jours, on enlève la chaude doublure du kimono et l'on nettoie le balaou pour la fête du printemps. Que j'aimerais être changé en une créature assez mince pour suivre l'abalone dans les anfractuosités des rochers. » (J. B.)
 
 

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