Innocenzo Ringhieri, Cento giuochi liberali, et d'ingegno
Bologne, Anselmo Giaccarelli, 1551. In-4
Provenance : duc de La Vallière
BnF, Arsenal, 4 S 4564
Ce recueil, divisé en dix livres de dix jeux chacun, est un pur produit de la Renaissance italienne et témoigne d'un esprit lettré où la conversation et la sociabilité se transforment en jeux, les jeux en dialogues et vice versa. Il s'agit de jeux d'esprit et de jeux à gages - mais on y trouve aussi un jeu d'échecs -, où les thèmes abordés sont l'amour, la musique et d'autres arts libéraux. La dédicace à Catherine de Medicis a sans doute contribué à la traduction en français, mais les Cinquante jeus divers d'honnête entretien imprimés à Lyon par Charles Pesnot en 1555 n'eurent sans doute pas le succès attendu, puisque le "livre premier" fut sans suite. En 1642, Charles Sorel reprend et adapte les jeux d'Innocenzo Ringhieri dans La Maison des jeux ; on les retrouvera en 1654 dans La Maison académique (cat. 55).