Du bon usage des loteries
Jean Leclerc. Réflexions sur ce qu'on appelle bonheur et malheur en matière de loteries et sur le bon usage qu'on peut en faire.
Amsterdam. G. Gallet, 1686. In-8
BnF, Philosophie, Histoire, Sciences de l'homme, R. 48425
Cet ouvrage a été attribué à Jean Leclerc (1656-1737) par Bayle.
Né à Genève, admis au ministère évangélique en Suisse en 1679, Jean Leclerc résida en Angleterre et en Hollande, où il devint professeur. L'intervention de la Providence dans les procédures aléatoires est, à ses yeux, une opinion païenne qui relève de la superstition, mais il ne lui paraît pas légitime de condamner les États de Hollande ou les administrations des villes qui forment des loteries en faveur des pauvres, à condition que les mises restent mesurées pour éviter l'endettement et la ruine des familles. Puisque l'assistance aux pauvres ne peut venir de la seule libéralité du public, ne vaut-il pas mieux utiliser une passion commune qui est " l'envie d'être riche" ? Pour Jean Leclerc, on peut miser à la loterie sans commettre le moindre péché, sous réserve de ne pas y mettre d'avarice.